D’outil de recensement des compétences à son origine, le bilan est devenu un outil de gestion des carrières et de clarification de son cheminement.
« Faire le point » est l’expression la plus utilisée, notamment au cours de l’entretien préalable, pour évoquer le besoin qui anime la démarche. Comment convaincre un employeur si l’on ne sait parler de son parcours, de ses aspirations, de ses talents, si l’on n’est pas conscient de ce que peut être sa contribution ?
Au-delà des compétences techniques à proprement parler, le salarié vient chercher une reconnaissance de sa valeur, une image de lui-même claire et authentique qui vient renforcer sa légitimité. Plus l’image de soi au travail est valorisante, plus il est facile d’élaborer un projet. A l’inverse, une image de soi dévalorisée peut inciter à l’échec. Une restauration de cette image est un préalable dans bien des bilans.
Claude Levy-Leboyer souligne dans son ouvrage de référence “Le bilan de compétences“ que l’image de soi joue un rôle déterminant dans l’élaboration des objectifs individuels, dans l’effort consacré au travail ainsi que dans la capacité à faire preuve de persévérance. La vertu d’un bilan de compétences, s’il est bien conduit, est de contribuer à réajuster sa propre image.
La commission “Outplacement individuel“ de Syntec Evolution Professionnelle devrait publier en 2012 une étude sur les bilans de compétences. On en attend les résultats avec curiosité. De mon côté, je prépare un mini livre blanc sur le bilan de compétences socio-professionnel (BCSP) que j'ai imaginé et conçu dans le cadre de l'Institut Map'UP. En septembre 2009, le BIOP avait publié une étude qualitative, construite autour de témoignages de salariés, intitulée “Le bilan de compétences, un outil phare dans la sécurisation des parcours professionnels“.
Il listait les raisons incitant les salariés à se lancer dans une telle démarche : l’envie de réparer une orientation scolaire subie et non choisie, une rumeur de restructuration, un licenciement, mais aussi, et le plus souvent, une carrière qui stagne et un manque de perspective qui engendrent un malaise intérieur, un sentiment de lassitude, de la démotivation, … "Je me sentais un peu seule dans mon coin, avec ces interrogations qui n’aboutissaient à rien. Je ne savais comment y répondre. Je n’avançais pas dans ma réflexion. Je tournais en rond ". A l'image de Sylvie, les personnes qui démarrent un bilan de compétences ont souvent l’impression de tourner en rond, avec un questionnement sans réponse satisfaisante.
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