Mardi 4 mai 2009, j’ai rendez-vous avec Olivier Zara dans un café du quartier des Halles à Paris. Je m’aperçois rapidement que nous partageons la même vision humaniste, et pas simplement utilitaire et matérialiste, du monde. N’oublions pas que le Personal branding a été inventé par les Américains. « Un Français, écrit-il dans son livre, Réussir sa carrière grâce au Personal branding, aurait choisi le terme “Développement intégral“. »
Olivier Zara déteste l’expression “se vendre“ qu’on retrouve souvent dans la bouche d’experts en marketing personnel. Le Personal branding ne consiste pas à se vendre à n’importe quel prix et à n’importe quelle condition à qui veut bien nous acheter. Mais à communiquer sur notre valeur ajoutée, sur ce qui fait de nous une marque unique pouvant être appréciée à juste titre par les autres. « C’est beaucoup plus qu’une façon efficace de gérer sa carrière. C’est une réponse à l’évolution du travail. »
Cette rencontre avec Olivier Zara m’a permis de découvrir sa générosité : « J’ai mis dans mon livre tout ce que je savais sur le sujet. », m’a t-il avoué. J’ai enregistré par ailleurs sa volonté de fédérer tous les acteurs francophones susceptibles de faire avancer la cause du Personal branding.
L’architecture de son livre repose sur une trilogie « Mieux se connaître, mieux se faire connaître, mieux se faire reconnaître. » Ce qui constitue un véritable programme personnel de développement professionnel.
On parle ces temps ci beaucoup de l’Entreprise 2.0. Le principal avantage offert par ce modèle organisationnel est qu’il permet de renforcer les liens existants entre les employés et d’en établir de nouveaux, auparavant impensables, et de ces liens émerge une véritable capacité d’innovation. Olivier Zara estime que le Personal Branding et l’Entreprise 2.0. ont un destin indissociable.
« Dans l’Entreprise 1.0 traditionnelle, le collaborateur est contraint de se dissoudre dans le collectif sans pouvoir mettre en avant la richesse de sa singularité. Dans l’Entreprise 2.0 chacun a la possibilité de construire sa propre marque à partir de ses aptitudes naturelles et de la conjuguer avec d’autres marques personnelles pourson propre bénéfice et celui de la collectivité »
Ce constat rejoint celui fait par Bertrand Duperrin sur son bloc-notes.
Il utilise un mot compliqué pour l’évoquer puisqu’il parle de Serendipity capability comme l’aspect vraiment nouveau de l’Entreprise 2.0. Derrière ce jargon, se niche une meilleure utilisation des capacités des collaborateurs afin de réaliser des choses formidables et inattendues. Pour avoir une chance d’émerger, cette nouvelle capacité doit s’appuyer sur les motivations intrinsèques de chaque collaborateur et s’inscrire dans un contexte favorisant le développement de la marque personnelle de chacun.
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