Entre 45 et 50 ans, on ressent assez souvent le besoin de redonner du souffle à une carrière qui s'étiole. On se sent parfois en déphasage entre ce qu’on fait et qui on est. On peut se sentir arrivé à la fin d’un cycle et éprouver le besoin de donner plus de sens à son activité. L’histoire de Théo, jeune senior, que l’exercice de son métier laissait profondément insatisfait vient illustrer ce constat.
Théo dirige une entreprise de services à la personne. Mais son présent est terne et sans saveur « Je ne me sens pas sur la voie d’un accomplissement », dit-il. C’est sa manière à lui d’exprimer son mal être professionnel. « Je n’ai pas d’objectif professionnel », ajoute-t-il. Sans véritable alternative ou solution de rechange, il semble s’être engagé dans une impasse qui limite et bouche son horizon. Qu’a-t-il enfoui au plus profond de lui-même qui l’a conduit à faire une croix sur sa personnalité professionnelle et les compétences naturelles associées à celle-ci ?
A première vue son parcours est cohérent : école de commerce, commercial, directeur commercial, directeur d’agence. Il dit pourtant que « les relations humaines, c’est compliqué. » Les résultats du test CGP indiquent une personnalité de “Créatif inspiré“. Théo est apriori quelqu’un fait pour découvrir des solutions neuves à des situations non répétitives. Quelqu’un qui ne regarde jamais les choses pour ce qu'elles sont mais pour ce qu'elles pourraient être. C’est une personne qui donne libre cours à sa fantaisie tout en tenant un discours intellectuellement plausible. Elle incarne la rencontre d’une capacité de rêve si ce n’est de délire, avec l’exercice de la logique si ce n’est la rationalité la plus pure.
Un Créatif peut très bien être un commercial mais pas un vendeur. Il est - et c'est bien la formation initiale de Théo - un homme de marketing. Ses capacités créatives proviennent de la combinaison de deux tendances d'égale puissance : La première est un intense besoin de libre expression et de plaisir, la seconde est un besoin tout aussi vital de traiter logiquement les problèmes. L’imagination créatrice devrait être la marque de fabrique de Théo. Ce qui n’est pas le cas. Théo aime apporter du bienfait. Dans son métier actuel, il en apporte mais sans pouvoir donner la pleine mesure de sa créativité et sans se faire vraiment plaisir. Ce qui le conduit à fonctionner sur un mode décalé par rapport à sa personnalité professionnelle.
S’il a un impact sur son environnement, c’est au prix d’une souffrance qui l’éloigne de ses compétences naturelles. Aujourd’hui, il a envie et besoin de retirer son masque pour se confronter à sa vérité et non plus se conformer à une image artificielle de lui-même. Il a envie de savoir où et comment il pourrait exprimer ses talents de créatif. Pour trouver le moteur de sa progrssion future, il doit apporter du bienfait non seulement aux autres mais aussi à lui-même. Il ne doit plus s'oublier en pouvoir se laisser inspirer par un projet qui l’aspire vers son centre de gravité professionnel.
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avec l’exercice de la logique si ce n’est la rationalité la plus pure.
Rédigé par : swarovski uk | 24/02/2012 à 09:20